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Etre écrivain, ça rapporte combien ? Voici quelques chiffres.

Combien de chances avez-vous d’être publié par un éditeur ?

  

Les pourcentages sont extrêmement variables d’un éditeur à l’autre (on imagine facilement que Gallimard qui reçoit plus de 4 000 manuscrits par an, ne peut en éditer qu’une faible part).

Selon l’enquête publiée dans l’Annuaire à l’Usage Des Auteurs Cherchant un Éditeur (Audace - ISBN 2-916082-01-8), les chances de voir son manuscrit accepté par un éditeur varient entre 0 et 30 % , mais la moyenne générale de cette grande fourchette se place à 2 % . Pour dire les choses autrement, vous avez 98 % de chances de voir votre manuscrit refusé par l’éditeur à qui vous l’adressez. Mais les écarts étant très importants d’un éditeur à l’autre, vous pouvez augmenter vos chances de manière significative en choisissant un éditeur peu connu et qui cherche à étoffer son catalogue.

Pour vous donner une chance raisonnable de voir votre livre édité, respectez ces trois règles :

  • Envoyez votre manuscrit à plusieurs éditeurs (entre 10 et 20 semble raisonnable),
  • Choisissez des éditeurs qui publient des livres correspondant au vôtre. Inutile d’envoyer votre thriller à un éditeur spécialisé dans les romans sentimentaux ! Examinez soigneusement le catalogue de l’éditeur avant de le démarcher.
  • Respectez les conseils proposés sur la page « Comment envoyer son manuscrit ».

Le délai de réponse de la plupart des éditeurs est de trois mois. Si vous n’avez pas de réponse, passé ce délai, il est légitime d’envoyer un mail ou un courrier pour savoir où en est l’examen de votre manuscrit.

La répartition des gains et des coûts pour un livre imprimé.

De l'auteur au libraire, qui gagne quoi ?  

Le graphique ci-contre prend l’exemple d’un livre imprimé et vendu au prix de 20 euros. Il explique comment se répartissent ces 20 euros parmi les différents partenaires impliqués dans sa production et sa vente. Il s’agit là cependant d’une moyenne, tous livres confondus.

Si le prix du livre est inférieur à 20 euros, l’ensemble des partenaires impliqués ici verront leurs gains diminuer. Pour un livre de fiction vendu 15 euros, par exemple, la part de l’auteur variera entre 1, 2 et 1,8 euro, selon le type le contrat qu’il aura négocié avec son éditeur. Sa part pourra même être inférieure à 0,75 euro si les ventes sont faibles, car de nombreux éditeurs proposent des pourcentages de rémunération progressifs en fonction du nombre d’exemplaires vendus. Quand le livre se vend à moins de 1 000 exemplaires (ce qui est très fréquent), la part de l’auteur n’est souvent que de 6 % du prix du livre.

Voici un exemple des pourcentages proposés par un éditeur :

  • 6 % sur les 3 000 premiers exemplaires,
  • 7 % entre le 3 001ème et le 6 000ème exemplaire,
  • 8 % entre le 6 001ème et le 9 000ème exemplaire,
  • 9 % entre le 9 001ème et le 12 000ème exemplaire,
  • 10 % entre le 12 001ème et le 30 000ème exemplaire,
  • 12 % au-delà du 30 000ème exemplaire.

Combien d’exemplaires pouvez-vous espérer vendre ?

 

Selon les chiffres publiés par la DGMIC, il y a eu environ 64 000 nouveaux livres édités en 2011. Mais quelles sont les ventes moyennes d’un premier roman ? Entre 500 et 800 exemplaires (selon l’ Express). Oui, je sais, c’est très peu et sans doute beaucoup moins que ce que vous pensiez. Encore s’agit-il là d’une moyenne qu’on peut considérer comme « faussée » par les quelques réussites spectaculaires qui sont venues gonfler ces chiffres.

Si on en croit les chiffres avancés par l’écrivain anonyme Stoni sur son blog, voici à quoi vous devez vous attendre :

  • 50 % de chances de vendre moins de 300 exemplaires,
  • 90 % de chances de vendre moins de 1 000 exemplaires,
  • 1 % de chances de vendre plus de 2 000 exemplaires.

Si cela peut vous consoler, même les stars peuvent avoir des difficultés à vendre. Voici quelques flops de l’année 2011 :

  • Luc Chatel & Jean-Pierre Chevènement, Le Monde qu’on leur prépare, 931 ventes,
  • Noël Mamère, La Malédiction des justes, 362 ventes,
  • Christine Boutin & René Frydman, Les Nouvelles Familles, 261 ventes

Mais puisque la question de départ était : combien gagne un auteur ? , faisons notre petit calcul sur une moyenne de 650 ventes pour votre premier roman au prix de 18 euros/pièce. Vous aurez gagné 650 x 6 % x 18 = 702 euros. À présent, déduisez vos frais personnels de cette somme (café, whisky et cocaïne, frais d’envoi des manuscrits aux éditeurs, etc.) et vous verrez qu’il ne vous reste à peu près rien.

Et puisque je suis parti dans des constatations désagréables, autant aller jusqu’au bout et poser la question quand l’auteur perçoit-il ses droits. Seulement 18 mois environ après le lancement du livre. Les revenus ne sont en effet calculés qu’au bout d’une année de vente, après que les invendus ont été récupérés. Ajoutez à ce délai, ceux de la comptabilité et vous arrivez à environ 18 mois.

Combien pouvez-vous espérer gagner en vous autoéditant ?

 

Voilà une question très difficile, tant les cas de figure sont différents. Certaines solutions d’autoédition nécessitent un investissement non négligeable (en particulier pour un livre-papier) sans aucune garantie de retour sur investissement. D’autres, telles que l’édition numérique, ne coûtent pas un sou et peuvent permettre d’obtenir un certain succès commercial, pour peu que le public apprécie votre œuvre.

Lisez notre page consacrée à l’autoédition pour en savoir plus et découvrir comment faire imprimer votre livre sans débourser un centime.

Quant aux gains potentiels, ils sont presque illimités, comme vient de le démontrer Agnès Martin-Lugand avec son succès Les gens heureux lisent et boivent du café. Ce merveilleux succès n’est malheureusement qu’un minuscule caillou dans le désert aride de l’auto-édition qui comporte des dizaines de milliers de titres absolument inconnus. Pourquoi celui-là et pas un autre ? La réponse me semble évidente : parce que ce livre est bon ! Certes, Agnès Martin-Lugand est charmante, et elle a su jouer de ses réseaux sociaux pour faire décoller ses ventes. Mais tout ça n’aurait pas fonctionné si son livre avait été ennuyeux. 

Lorsque vous serez célèbre, vous pourrez faire publier un mauvais livre, être distribué en librairie et bénéficier d’une solide promotion. En tant qu’auteur autoédité, vous ne pouvez compter que sur votre talent pour réussir. 

Tout ça est-il bien normal ?

« Ayez du respect pour vous-même, pour l’art de l’écriture et pour le lecteur. »

Karleen Koen

 

Comme le fait remarquer Nicolas Ancion sur son blog :

« Le paradoxe, c’est que l’écrivain n’est pas considéré comme un professionnel par la plupart des gens qu’il côtoie. Par exemple, les éditeurs. Ces braves professionnels de la fabrication et de la vente de livres considèrent qu’ils doivent rémunérer professionnellement tout le monde dans la chaîne du livre, depuis le metteur en page, les correcteurs, les attachées de presse, le coursier, le personnel d’accueil au téléphone, le distributeur, ses représentants. Tout le monde… sauf l’auteur, qui ne touchera pas de rémunération en fonction de son travail mais suivant le succès du livre (qu’il ne vend pas lui-même, je le rappelle)… » ajoutant un peu plus loin pour enfoncer le clou : « Mais bon nombre d’organisateurs de salons du livre et de colloques littéraires, eux aussi (alors que leur métier consiste justement à créer des événements autour des auteurs et des livres, qui sont leurs deux matières premières) considèrent qu’il n’est pas nécessaire de payer un auteur pour venir signer ou donner une conférence. Aux yeux de ces drôles d’organisateurs culturels, les auteurs sont toujours en tournée promotionnelle. Même si les écrivains sont de bonne volonté pour défendre les livres qu’on édite sur base de leurs textes, ils ne sont pas taillables et corvéables à merci. Ils ne sont pas payés pour écrire, pas payés pour promouvoir leur livre, ils ne sont pas payés pour… Ils ne sont pas payés, voilà tout. »

« J’écris pour moi-même. Si je ne suis pas publié, ce n’est pas grave, puisque j’écris avant tout pour moi. »

Paulo Coelho

À qui la faute ? Au risque de me faire lapider, je répondrai : aux auteurs eux-mêmes, sans doute. Le nombre d’auteurs souhaitant bénéficier du « prestige » de se voir publier est absolument considérable. La plupart d’entre eux n’y parvenant pas, il n’est pas vraiment étonnant qu’ils soient prêts à accepter les conditions qui sont désormais les leurs dans la chaine du livre. Certains acceptent même de payer certains prétendus éditeurs (mais arnaqueurs certifiés) qui n’« acceptent » leurs manuscrits que s’il est accompagné de monnaie sonnante. Devant cette pression fébrile et impatiente, la loi de l’offre et de la demande ne peut que faire naître toutes les formes possibles d’arnaques.

Voilà où nous en sommes, et il faut bien « faire avec ».

« Être écrivain, à mes yeux, c’est être chef de sa propre entre- prise d’écriture. La maîtriser de bout en bout. »

Nicolas Ancion

Mais puisque je n’ai pas encore reçu de pierre, je vais continuer par m’étaler sur l’attitude irresponsable de certains auteurs qui considèrent que leur tâche consiste uniquement à écrire et que « tout le reste, c’est le boulot de l’éditeur » . « Tout le reste » incluant au minimum les corrections (y compris orthographiques) et la promotion. On pourrait se contenter d’en sourire ou de se demander pourquoi, dans ces conditions, Houellebecq et Nothomb participent à tant d’événements qui ne sont pas toujours rémunérés. Pour ma part, je ne peux m’empêcher de relever la logique incontournable qui affirme que plus vous déléguez vos responsabilités à d’autres et plus vous leur déléguez du pouvoir. Que feront-ils de ce pouvoir, à votre avis ?

Si vous cherchez la gloire et la reconnaissance, oubliez vos prétentions à la fortune. Mais si c’est vraiment la fortune que vous espérez obtenir par le biais de votre travail d’écriture, alors cessez de jouer avec les mots : vous cherchez bel et bien à en faire un « métier ». Abordez ce métier avec la tête froide et avec tout le sérieux que vous accorderiez à n’importe quel autre métier. L’écrivain professionnel est un artisan. En tant qu’artisan, il ne peut espérer gagner correctement sa vie que s’il maîtrise correctement son art… et bien souvent à la seule condition de créer sa propre entreprise. Vouloir devenir riche ici et tout de suite, alors que vous venez de terminer votre premier livre (c’est-à-dire : alors que vous êtes encore un apprenti) ne peut avoir de sens que si vous êtes un génie. Or, le génie est par définition exceptionnel.

De nos jours, combien d’artisans parviennent à se faire une place sans faire aucune publicité ?

Aidez-vous : si votre manuscrit n’est pas accepté d’emblée, passez par l’autoédition, parlez de votre livre autour de vous, soyez-en fier (s’il le mérite), faites bon usage des réseaux sociaux (forums, blogs, site Web, page Facebook, …), envoyez un exemplaire de votre livre aux revues et aux journaux susceptibles d’en parler, lisez toutes les pages de ce site et de tous les sites qui pourront vous apporter quelques connaissances sur le marché du livre… et le ciel vous aidera sans doute.

Et pour finir par répondre par « Oui ! » à la question « Tout cela est-il bien normal », je vous propose la lecture de la page Les relations auteur/éditeur. Vous y constaterez que l’image de l’éditeur bedonnant profitant abusivement de la naïveté des auteurs n’est rien de plus qu’une légende urbaine ou, à la rigueur, une rare exception.

Comment vivre de sa plume

« Mon sentiment est que, si vous le voulez vraiment, vous y arriverez. Vous trouverez le temps, peut-être pas beaucoup, mais vous y arriverez. Bien entendu, si vous êtes accaparé par des travaux domestiques ou d’autres activités, vous n’aurez pas du temps à revendre. Mais si vous le voulez vraiment, vous y arriverez. »

J.K. Rowling

Je vais décrire ici le parcours d’un auteur professionnel parvenant à vivre de sa plume. Disons qu’il s’appelle Michel. Ce personnage est fictif, mais il correspond à divers auteurs réels avec qui j’ai eu l’occasion de discuter et dont j’ai synthétisé le parcours sous la forme d’une seule personne. Il y a évidemment d’autres formes de réussites que celle de « Michel », mais ce cas de figure me semble assez représentatif de ce qui peut se passer aujourd’hui pour un auteur français. 

  • Michel a écrit son premier livre à l’âge de 20 ans, mais il n’a pas vraiment pris le temps de le finaliser et ce manuscrit a atterri dans un tiroir.
  • Il est devenu enseignant et s’est consacré entièrement à son métier jusqu’à l’âge de 30 ans.
  • Bien organisé dans son travail, il a commencé à pouvoir profiter du temps libre dont il disposait et s’est attaqué à l’écriture d’un deuxième livre qui reprenait certains des éléments du premier. Deux ans plus tard, son livre était prêt et il a fait la tournée des éditeurs pour tenter de le faire publier. Cette recherche lui a pris un an et l’a amené à soumettre son manuscrit à plus d’une soixantaine d’éditeurs avant de le voir accepté par l’un d’eux. Il s’agissait d’un petit éditeur bénéficiant d’un réseau de distribution très limité, mais Michel était content d’avoir enfin franchi cette première étape. En deux ans, le livre s’est vendu à 350 exemplaires.
  • « Écrire, aujourd’hui est un métier qu’il faut assumer profession- nellement : cela impli- que de négocier les contrats, de réfléchir aux rapports de force avec les éditeurs, de trouver des solutions inventives (…) 

    Agir en professionnel avec des propositions alléchantes pour les lecteurs, les éditeurs et les libraires. Pour les lecteurs d’aujour- d’hui et ceux de demain. 

    La tâche est titanesque, c’est pour cela qu’elle est passionnante. »

    Nicolas Ancion

    À l’âge de 35 ans, Michel a entamé l’écriture d’un troisième livre dont il a pu boucler l’écriture en un peu plus d’un an. Il a décidé de s’autoéditer et a réussi à en écouler près de 800 exemplaires en remuant ciel et terre pour le promouvoir. Il a, par exemple, fait le tour des libraires de sa région pour essayer de les convaincre de le mettre en rayon. Il a même réussi à en placer quelques-uns dans une librairie parisienne lors de l’un de ses déplacements sur la capitale. Il en a vendu, de la main à la main, à la plupart de ses relations. Il a réussi à obtenir un petit article dans le quotidien régional de son lieu d’habitation et s’est également fait inviter dans une émission d’une radio locale. Tout cela ne lui a pas rapporté grand-chose d’un point de vue financier, mais il en a retiré une précieuse expérience du monde du livre et de celui des médias.
  • À 40 ans, Michel décide de se créer un blog qu’il alimente de façon régulière avec ses écrits. Il a édité une version numérique de son livre qu’il propose désormais en téléchargement gratuit sur ce blog. Au bout d’un an, grâce à la qualité de ses écrits, et en faisant jouer les réseaux sociaux (Facebook, échanges de liens et forums), Michel est parvenu à avoir plus de 200 visiteurs quotidiens sur ce blog. Cela lui permet d’avoir des échanges réguliers et instructifs avec ses lecteurs.
  • À 41 ans, il cesse de proposer son livre en téléchargement gratuit et le met en vente sur Amazon au prix de 0,99 euro, assurant sa promotion par l’intermédiaire de son blog. Il récupère également plusieurs des nouvelles qu’il avait publiées sur son blog et les édite sous forme d’un recueil qu’il met également en vente sur Amazon. Certaines de ces nouvelles sont assez longues (environ 40 pages A4) et il les édite de façon indépendante sous la forme de petits livres ePub qu’il vend sur Kobo au prix de 0,99 euro/pièce. En faisant le bilan de tout ce que cela a donné un an plus tard, Michel constate qu’il a réussi à publier un total de 12 livres ou livrets dans l’année, et réalisé globalement plus de 300 ventes. Le Noël de cette année-là, il s’achète une console de jeux avec l’argent que ses publications lui ont procuré.
  • Michel a 43 ans et ne cesse d’ajouter de nouvelles pages à son blog, séduisant un nombre de visiteurs quotidien qu’il n’aurait jamais imaginé pouvoir atteindre : plus de 1 000 par jour ! Dès qu’il écrit une nouvelle qui lui semble bonne, il l’édite sous une forme ou une autre, au prix toujours minimum de 0,99 euro par livre ou livret. Il s’est créé un compte sur Immateriel qui se charge désormais de distribuer ses publications sur toutes les plates-formes numériques. Il s’est ainsi constitué une collection de plus de 40 publications dont il écoule près de 1 500 exemplaires chaque année. Son activité d’écrivain commence à lui rapporter de quoi se payer un (petit) billet d’avion chaque année. Lorsque les gens lui demandent où il trouve le temps et le courage de faire tout ça, alors que les revenus qu’il en tire sont encore très modestes, il répond qu’il se passionne pour ce qu’il fait, qu’il adore écrire et qu’il adore la relation qu’il entretient avec les lecteurs de son blog comme avec ceux qui lui adressent des mails de félicitation et de remerciement. Michel commence à se considérer lui-même comme un écrivain. Il parvient à vendre quelques petites nouvelles et quelques articles (à un prix dérisoire) à des publications régionales.
  • À 44 ans, Michel se rapproche des structures socio-culturelles de sa région et anime désormais le club d’écriture de sa petite ville. Il vient de terminer une longue nouvelle qui lui semble bien meilleure que tout ce qu’il a jamais écrit jusque-là, et la soumet à tous les concours littéraires dont il a connaissance. Il finit par remporter un petit prix qui lui permet d’obtenir des articles et des interviews dans plusieurs émissions de radio. La fréquentation de son blog augmente grâce à cette nouvelle notoriété et il a désormais plus de 3 000 visiteurs par jour. À la fin de l’année, et grâce au coup de pouce de son prix littéraire, il a écoulé plus de 2 500 exemplaires de ses diverses publications qu’il édite désormais également sous la forme de livres-papier, imprimés à la demande par Lulu.com, et vendus via Amazonet chez les libraires de sa région qu’il connait désormais très bien et qui acceptent volontiers ses livres.
  • À 46 ans, Michel écrit un livre dont il est particulièrement fier. Convaincu qu’il tient là quelque chose qui mérite mieux que ses précédentes publications, il le soumet à toutes les grandes maisons d’édition. Il a désormais une très bonne connaissance du marché du livre. Il sait ce que recherchent ces maisons d’édition, quels sont leurs critères de sélection et comment dialoguer avec elles. Il peut mettre en avant son prix littéraire et ses précédentes publications. Trois maisons d’édition assez importantes acceptent son manuscrit et il se retrouve en position de négocier le montant de ses droits et celui des avances sur recettes qui lui sont proposées.
  • Le succès que Michel obtient avec ce premier « vrai » livre ne dépend que de son talent. Mais la possibilité qu’il a eu de le faire publier dépend énormément de sa persévérance et de sa passion pour l’écriture. Il retire désormais de son travail d’écrivain un revenu régulier encore modeste, mais suffisant pour prendre une retraite anticipée de l’enseignement (dont il était las depuis longtemps) et pour se consacrer à temps plein à sa passion. Devenu chroniqueur pour quelques petites revues, il vit à présent de sa plume. Ses prochaines publications lui permettront d’améliorer son train de vie.

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